Vision d’un K1

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Vision d’un K1

Dans le cadre de l’universitarisation, nous avons choisi d’externaliser la formation, en rendant les étudiants acteurs de leur formation. Dans ce cadre, ils ont la possibilité de participer à des congrès, EPP, activités en lien avec le handicap ou ouverture sur la cité.

C’est à eux de construire leur parcours de formation.

Ils doivent produire un compte rendu de leur participation avec l’intérêt pour leur construction professionnelle.

Nous avons choisi de vous faire partager les plus pertinents.

Nous allons commencer avec Clara, étudiante de K1 qui nous propose son regard sur sa participation aux conférences de l’ENKRE

Conférence de L’ENKRE
30 janvier 2017 – Ecole de kinésithérapie de Saint-Maurice


Dans le cadre de la validation de l’UE12, j’ai assisté à la conférence de l’ENKRE le 30 janvier 2016 à Saint Maurice qui avait pour sujet : « Sport Santé et Kinésithérapie ».
Pour cette occasion, quatre kinésithérapeutes sont intervenus.
Tout d’abord, Monsieur Michon, président de l’ENKRE, nous a parlé très globalement de la notion de « Sport Santé ».
L’activité physique a pour but de diminuer la perte d’autonomie chez les personnes âgées, la prévention sanitaire du bien portant, et a un grand intérêt pour les affections longues durées comme le diabète ou la BPCO.
Il nous a appris que la sédentarité de la population est la première cause des maladies évitables. En effet, l’OMS a recensé 80 millions de cas par an dans le monde ! C’est pour cela qu’il faut que l’activité physique soit une priorité de la santé publique. Cette introduction était très concordante avec les cours de Santé publique de Mme Mathon en UE1 où nous avons effectivement parlé de la sédentarité des personnes de nos jours, de l’obésité, des campagnes comme « mangez, bougez ! » etc.
En France, des projets de lois de santé voient le jour et ont pour objectif de mettre au premier rang l’activité physique. Il commence à y avoir des prescriptions médicales d’activités sportives adaptées aux personnes atteintes d’Affection Longue Durée (ALD). Pour cause, l’activité physique doit être considérée comme une vraie thérapeutique non médicamenteuse.
L’OMS a d’ailleurs fait un rapport en 2010 des bienfaits de l’activité physique : l’activité physique diminue le risque de mortalité, augmente l’autonomie et le bien-être, a fait ses preuves pour les ALD comme le diabète ou la BPCO et chez les femmes, elle diminuerait le risque de rechute d’un cancer du sein d’environ 40%.
Etant en formation de kinésithérapie, nous ne pouvons pas rester inactifs face à toutes ces affirmations. Cela nous fait prendre conscience qu’après notre diplôme, il faudra aussi axer notre travail sur l’activité physique de nos patients. En France, nous avons du retard par rapport aux autres pays (surtout anglophones) concernant le fait de prendre en compte l’activité physique comme une thérapeutique. Alors comment allons-nous, futurs kinésithérapeutes, permettre de mettre le sport en avant en tant que traitement des ALD ?
Ensuite, un deuxième intervenant, Monsieur Le Van, nous a parlé de l’élaboration des prescriptions médicales d’activités sportives et du développement du « Sport Santé ».
Le sport a un effet socialisant très important et il est plus motivant pour le patient d’aller faire du sport avec des amis plutôt que de lui prescrire de monter les escaliers par exemple. Ainsi, Monsieur Le Van fait une distinction entre activité sportive et activité physique.
Afin d’aider la prescription d’activités sportives, le projet en cours est de créer un dictionnaire du sport semblable au dictionnaire Vidal des médicaments. Le but est donc de déboucher à des fiches pratiques pour permettre la prescription d’activités sportives : il y aura une fiche très détaillée pour les médecins prescripteurs, une fiche pour les professionnels de sport pour qu’ils puissent se renseigner sur la pathologie de leur futur patient et une dernière fiche simplifiée pour les patients.
Les publics cibles pour la prescription d’activité sportive sont les personnes atteintes de cancer, les personnes âgées, les maladies métaboliques et les maladies cardio-vasculaires.
Les intérêts d’activités sportives sont multiples et sont cités dans le diaporama de Monsieur Le Van
Selon la pathologie et sa sévérité, différents niveaux de pratiques sont possibles et ont été classés
selon les maladies. Prenons comme exemple le diabète de type 2 :
Ainsi, les diabétiques de type 2 qui nécessitent des dialyses sont de niveau 3, c’est-à-dire qu’ils seront restreints pour faire des activités étant donné que leur pathologie est sévère.
Aussi, différents personnels peuvent prendre en charges les malades selon la gravité de la pathologie : les clubs de sports mais aussi les psychomotriciens, les ergothérapeutes, les kinésithérapeutes…
Ainsi, il est important de savoir que chaque kinésithérapeute peut se proposer auprès d’un médecin prescripteur pour prendre en charge et suggérer un sport encadré à un patient ou à un groupe de patients.
Le troisième intervenant était Madame Jolivet ;
kinésithérapeute du sport. Elle a insisté sur le fait que les kinésithérapeutes ont un grand rôle à jouer dans le domaine du « Sport Santé » car ils possèdent toutes les qualités requises : les kinésithérapeutes savent faire des bilans, ont un réel savoir faire et des connaissances  sur les pathologies à leur disposition pour pouvoir faire un bon retour des avancés du patient au médecin prescripteur.
Elle a également souligné le fait qu’il était essentiel que les kinésithérapeutes fassent un travail d’équipe avec les coachs des clubs de sports et les médecins comme l’a évoqué précédemment Monsieur Le Van.

J’ai trouvé le discours de Madame Jolivet très encourageant, elle a su démontré que les kinésithérapeutes devaient s’ouvrir et s’investir dans ce nouveau domaine : le « Sport Santé ». Je pense effectivement que les kinésithérapeutes ont toutes les aptitudes requises pour faire évoluer ce projet.
Enfin, Monsieur Hérisson a pris la parole pour nous faire découvrir la société Xrun dont il est le cofondateur. Xrun s’intéresse à la prévention primaire des coureurs. Il nous indique qu’en France, il y a seize millions de personnes qui courent au moins une fois par semaine dont 30% se blessent. 50% des ces blessés abandonnent la course après leur traumatisme. L’objectif de Xrun est de mettre ces personnes en bonne condition avant la bourse afin d’éviter qu’ils ne se blessent et par la même occasion d’empêcher un abandon. Les adhérents progressent donc sans se blesser avec une approche personnalisée : les adhérents sont suivis par un coach et par un kinésithérapeute du sport, coureur lui-même.
J’ai été beaucoup touchée par le discours de madame Jolivet et j’avoue avoir été moins réceptive à celui de Monsieur Hérisson. Xrun est un très beau projet mais plutôt restrictif, le kinésithérapeute devant lui-même être coureur, aussi je me suis moins sentie concernée par ce projet.
En somme, cette conférence m’a très intéressé car dès le début j’ai pu faire des parallèles avec les cours de Madame Mathon, je me sentais concernée car cela semblait vraiment être un exemple concret de l’UE1.
Tous les intervenants étaient très impliqués, ils suivaient le même fil conducteur ce qui rendait leur discours très impactant.
Pour conclure, le projet « Sport Santé » a vraiment tous les atouts pour devenir un projet de grande envergure dans lequel les kinésithérapeutes ont un grand rôle à jouer.

Par |2017-03-20T11:59:41+00:0017 février 2017|Catégories : CEERRF|Mots-clés : , , , , , , , , , |0 commentaire

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