L’articulation temporo-mandibulaire : où en sommes-nous ?

Vous êtes ici://L’articulation temporo-mandibulaire : où en sommes-nous ?

L’articulation temporo-mandibulaire : où en sommes-nous ?

Caractéristiques anatomo-pathologiques des dysfonctions de l’articulation temporo-mandibulaire : où en sommes-nous ?

Tous les 15 jours, Le CEERRF en partenariat avec ITMP publie un article destiné aux professionnels de santé ou aux étudiants en fin de cursus, afin de parfaire leurs connaissances ou tout simplement leur apporter un éclairage ou des techniques nouvelles.

Dans cet article, les auteurs présentent un revue de littérature sur les dysfonctions de l’articulation temporo-mandibulaire.

Les auteurs passent en revue les muscles de la mastication et s’intéressent particulièrement au muscle ptérygoïdien latéral, dont l’anatomie et la physiologie font l’objet  de vives discussions entre les spécialistes de la discipline. En effet, remettant en cause le caractère unitaire du muscle ptérygoïdien latéral, d’aucuns affirment que chacune des 2 branches décrites doit être considérée comme un muscle indépendant. Les auteurs reprennent ainsi la fonction des différents muscles lors de la mastication et détaillent les synergies opérées.

Puis, sont abordées les étiologies des dysfonctions de l’articulation temporo-mandibulaire. Eu égard aux études antérieures, on retrouve dans approximativement 82% des cas un déplacement du disque intra-articulaire avec une prévalence pour le déplacement antérieur dans 97% des cas.

Ce déplacement, facilité par une atteinte de la capsule postérieure à étiologie variable (traumatique ou dégénérative) entraine des modifications biomécaniques sévères, responsables des dysfonctions  Il est à noter la variabilité du disque intra-articulaire de cette articulation complexe, de forme habituelle biconcave, qui peut avoir une forme biconvexe facilitatrice de la translation antérieure.

Enfin les auteurs abordent la notion importante de la douleur. Le test du muscle ptérygoïdien latérale est positif dans 100% lorsque le patient présente une dysfonction de l’articulation temporo-mandibulaire. Ainsi, sur une cohorte de plus de 4000 patients, une étude de 2007 retrouve une tension de ce muscle dans 83.3% des cas, ce qui en fait le symptôme le plus fréquent. La sur-utilisation liée aux dysfonctions semble jouer un rôle majeur dans la présence des douleurs chroniques et dans la perte de fonction.

Cet article est une première partie orientée vers la dysfonction dans son aspect anatomo-physiologique. Dans la seconde partie à venir, les auteurs devraient s’attacher à présenter le traitement de ces dysfonctions.

 

Pathoanatomical characteristics of temporomandibular dysfunction: Where do we stand? (Narrative review part 1)

Raymond Butts, James Dunning, Thomas Perreault, Jersey Mettille,James Escaloni

Journal of Bodywork & Movement Therapies (2017), http://dx.doi.org/10.1016/j.jbmt.2017.05.017

By | 2017-09-22T10:44:46+00:00 22 septembre 2017|Categories: CEERRF|Tags: , , , , , , |0 commentaire

Laisser un commentaire